LE TRAQUET DU DESERT

FAUNE DE LAROUIA

EN HOMMAGE AU PETIT AYOUB
En effet dans ces étendues infinies de roches et de sable , rares sont les végétaux et surtout les animaux qui se livrent à l'observateur , en dehors des jujubiers sauvages et des genets et dromadaires qui se livrent à l'observateur
Pour survivre dans ces conditions extrêmes qui règnent en ces étendues dites hostiles, il faut se cacher du soleil ardent et brûlant , trouver et économiser l'eau et l'energgie indispensables
Dans ces immenses solitudes bien des végétaux et animaux ont trouvé des stratagèmes pour survivre dans de telles conditions , la nature les a aussi doté de pouvoirs extraordinaires pour s'adapter à ce milieu des plus hostiles
Malheureusement la faune a été presque décimée à l'image des gazelles dorcas, des mouflons et bien d'autres spécimens suite à divers facteurs mais la palme revient au braconnage
Dieu merci l'oued Saggar qui forme le barrage de Larouia j'ai distingué de belles colonies d'oiseaux tels les hérons , les aigrettes, les cormorans , les ouetes d'Egypte et bien d'autres spécimens que je ne voyais qu'à travers des documentaires animaliers , on a introduit à Larouia du poisson il y a une vingtaine d'années ce qui a permis à ces oiseaux de prendre possession des lieux
A Larouia on distingue des lézards à épines tel les agamidés mais ils sont très rares j'ai eu l'opportunité de croiser deux , ces agiles sauriens sont surtout insectivores, leur met principal ce sont les libelules en grande quantité au abords de l'oued Sagggar , j'ai passé des jours et des jours pour pouvoir enfin les observer, les spécimens que j'avais en face trouvaient un malin plaisir à se faire photographier et d'autres fois à me taquiner en jouant à cache cache, alors qu'ils sont très craintifs et à la moindre alerte et vue d'hommes vont se cacher au milieu des anfractuosités rocheuses
NB/ En ce jour sans le savoir un drame horrible était en train de se dérouler non loin de moi : Le mercredi 02 septembre 2026 à 12 kms de El bayadh en allant vers Larouia et au lieu dit: Al Rukn, j'ai constaté au loin une grande affluence et des tentes, de suite j'ai pensé à une waada (fête), et j'ai repris ma route, mais il s''est avéré par la suite qu'un petit garçon de 10 ans est tombé dans un puits artésien profond de 80 mètres d'autres le disent de 30 mètres, et large d'à peine 40 cms, des travaux gigantesques sont entrepris afin de sauver ce pauvre enfant sans résultat jusqqu'à ce jour (samedi 05 juin 2026), ça a été l'un des plus grands chocs de ma vie
A sa chute dans ce puits , le petit était encore vivant , son père après sa longue absence a compris qu'il était tombé dans le puits , il est vite reparti vers ce puits, qu'il a trouvé ouvert , il a appelé son enfant par Ayoub, Ayoub (le prénom du petit), ce dernier lui a répondu : papa faites moi sortir d'ici...des heures après on entendait les pleurs du petit....
Pour rappel ce puits artésien était juste couvert par quelques planches pourries et d'une épaisse couche de terre
Ainsi est notre quotidien avec des feux de foret qui ont ravagé presque toutes les forets de l'Est algérien causant des dizaines de décès sans compter les accidents de la route quasi quotidiens
Le deuil est devenu notre quotidien
A quand la fin de ce cauchemar ?
J'aurais tant voulu développer le sujet consacré à la faune Saharienne , mais le coeur n'y est plus suite au choc que m'a causé l'accident terrifiant du petit Ayoub
Le Samedi 05 Septembre 2026
Le présent album comprend 176 photos
Photos prises 21 23 25 Aout et 02 septembre 2026
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NB/ Branchez vos enceintes acoustiques pour écouter la musique d'accompagnement
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LAROUIA - LA FAUNE ET CE QUI EN RESTE
Commentaires (3)
- 1. | mardi, 08 septembre 2026
- 2. | samedi, 05 septembre 2026
Pai à son âme
- 3. | samedi, 05 septembre 2026

Nous éprouvons une profonde tristesse au sujet du drame qui a frappé ce jeune garçon tombé dans ce puits.C'est en effet traumatisant.
Nous découvrons les agamidés aux écailles serrées et colorées,les nombreux oiseaux auprès de Larouia dont le cochevis huppé ,espèce que nous ne connaissions pas. Mais les prises de vue des libellules et des araignées sont très originales.Les quelques nomades avec l'âne me rappellent ce que je voyais il y a plus de 60 ans dans le Djebel Amour.
Bien amicalement et merci.