POEMES DE SOUMIA


 

Le premier poème de Soumia

Au nom de Dieu, le Tout Miséricorde,
le Miséricordieux,
             Au nom de la Cause première de tout, de l'lnspirateur
de la poésie, de celui qui parle aux amis,
             moi, Soumia , j'écris pour la première fois avec la plume
bleue sur la feuille blanche,
     pour donner libre cours à mes sentiments et relater mes pensées.
Ma première idée, c'est :
"Ce qui me vient à l'esprit" ou bien "Le temps"
Passe le temps, s'écoulent les jours,
mais trompeur est le temps.
Tu ne sais ni ce qu'il cache, ni ce qu'il se propose,
mais l'amertume du temps
fond sur toi à l'improviste.
Il y a des jaloux, il y a des généreux, il y a
des porteurs de cadeaux, il y a des injustes.
Cependant le temps ne change ni mon destin
ni mes jours, et il n'allège pas la douleur.
La douleur du temps était pour moi constante,
c'était une dévastation douloureuse.
il m'a fait perdre tout discours pour ma peine, il a
porté à son comble ma douleur et ma souffrance.
Le temps a changé ma ressemblance
et a dispersé mon savoir.
Il m'a fait perdre ma beauté et ma jeunesse.
Ah! Temps, tu m'as trahie.
Ce qui était doux pour moi, tu l'as rendu amer,
mon adolescence a été livrée à la médecine.
Ô temps, l'étonnant, l'extraordinaire, toi qui
assombris famille et amis.
Toi en qui est lésé le malade innocent
et en qui est loué l'oppresseur orgueilleux.
Ô temps durant lequel le frère devient un ennemi
pour son frère, et le fils injuste pour son père.
Ô temps durant lequel on vend la conscience,
et on achète avec son prix le lait du nourrisson.
Et comment le veux-tu, ô temps, injuste ou mortel ?
Temps qui te moques des nations.
             Toi qui disperses une famille et mènes à leur fin de petits enfants, semence
de chagrin et de souffrance,
si tant est qu'on récolte ce qu'on a semé. Plaise à Dieu,
ô temps, que tu reviennes en arrière.
Et que tu me fasses oublier ce qui m'est arrivé.

 

Deuxième poème

"Que sont difficiles les instants que je vis!"
Ah! Mille soupirs venant de ma douleur, ma douleur
qui n'a pitié ni de mon cœur, ni de mon corps.
Une douleur qui a été décrétée pour moi,
dans le livre de ma destinée.
Une douleur qui n'est pas comme les désirs ardents de mon cœur,
ni comme le tourment de mon âme,
Une douleur qui a jeté dans la stupéfaction
ma raison et déchiqueté mes artères.
Ô cette douloureuse souffrance, combien m'a-t-elle fait souffrir
et interdit à mon corps le sommeil.
Souffrance dans mon cœur et dans mon
intelligence, souffrance au plus profond de mes profondeurs.
Souffrance que nul médecin ne guérit,
et que ne panse le temps.
Ma douleur ne vient pas d'un amour éperdu, ni d'une passion,
mais du Seigneur des mondes.
Une maladie a été décrétée pour moi,
en elle pas d'espoir pour moi.
Une maladie s'est assise sur mon âme,
mon pied se dérobe à mon mouvement.
Une maladie qui m'a fait perdre le souffle de la jeunesse,
et a tué à l'intérieur de moi tous mes rêves.
Mes rêves en tant que jeune fille,
rêves de quiétude et de tranquillité.
Une maladie qui m'épouvante le jour,
et hante mes nuits des tourments du lendemain.
Y aurait-il peut-être quelque guérison, Seigneur,
une guérison venant de Toi,
pour moi et pour tous mes frères ?
C'est Toi Seigneur, notre Berger,
notre Bienfaiteur,
celui qui nous fait vivre et mourir, Seigneur.
Seigneur, réponds à ma prière,
et à la prière de tous mes frères.
Ô Seigneur des mondes.
Ô Créateur de la création tout entière.


dernier poème de Soumia :

"La lueur de mon espoir "
Interroge l'ensemble des temps,
ils te parleront de mes douleurs.
Interroge tous les humains sur ma souffrance
et sur ma peine.
Je suis malade et j'endure mes douleurs,
mais dans tous les cas je suis forte.
Dieu m'a donné ma suffisance de foi.
Je n'ai pas peur de mon sort,
mais des fatigues du chemin.
Mon chant, c'est ma prière,
Ô Seigneur, ma guérison.
Je dis et je redis, du plus haut de ma voix:
"Sois la bienvenue, ô mort!".
Je n'ai pas peur de toi,
mais de la rencontre de mon Seigneur.





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