CATASTROPHE ANNONCEE

CATASTROPHE ANNONCEE


Actuellement notre espace environnemental et notre cadre de vie prennent des proportions alarmantes avec le parc autos qui a plus que quadruplé en un laps de temps record , ( l’exemple de la ville d’El bayah est effarant )
Le plus effrayant dans tout ça c'est la manière dont ces jeunes reçoivent ces véhicules avec une facilité déconcertante ?
Actuellement c'est la ruée vers les auto école
L'auto n'est devenue rien d'autre qu'un banal jouet à portée de n'importe qui
A t'on vraiment conscience de cette catastrophe ( pollution - amenuisement des ressources avec une demande de plus en plus croissante - accidents mortels quasi quotidiens ) en plus beaucoup de métiers tendent à disparaitre " maçonnerie et autres " , trouver aujourd'hui un maçon un peintre relève du miracle , tout ce beau monde n'a qu'une idée en tête avoir sa voiture et faire le beau.
Drôle d'époque
Notre pays détient  la 3ème place du triste podium mondial des pays où sont enregistrés le plus d’accidents , on compte plus de 4000 morts annuellement sans compter les centaines de milliers de blessés .
Malheureusement se profile à l'horizon une autre catastrophe annoncée et non des moindres  à savoir l’exploitation du gaz de schiste au grand sud
                                                                                    Toumi Nour eddine

 

 Réquisitoire contre le gaz de schiste

Le débat sur l'exploitation du gaz de schiste s'impose de lui-même, notamment après que le gouvernement algérien ait décidé, à travers les amendements de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, l'exploitation de cette ressource énergétique «non conventionnelle». Le maître de conférences à l'Université d'Oran et expert en géologie, Kacem Moussa, a précisé, lors d'un débat organisé, hier, par le Collectif national pour les libertés citoyennes (CNLC), dans les locaux du parti MDS, que cette appellation de «non conventionnelle» à elle seule mérite tout un débat.

Kacem Moussa explique avec un langage très simple et clair que «le non conventionnel» est une chose qui n'est pas recommandée. Et d'ajouter que les ressources énergétiques «non conventionnelles» sont difficilement accessibles, elles exigent des conditions d'exploitation techniques modernes, des ressources financières importantes et une technologie d'exploitation très lourde qui pèse négativement sur l'environnement.

Intransigeant, le maître de conférences de l'Université d'Oran a remis en cause la capacité de notre pays à assurer la sécurité totale, que ce soit avant ou après l'exploitation des gisements du gaz de schiste. «Certains de nos officiels ont affirmé que les Algériens ont de l'expérience en la matière, en déclarant que la technique de forage horizontal hydrique a été déjà utilisée par Sonatrach, pendant plusieurs années. Je dirais qu'il s'agit là d'une pure tromperie», a-t-il lancé. Et de poursuivre «ce sont tout simplement des essais techniques, plutôt des formes courantes qui n'ont rien à voir avec l'extraction des gaz de schiste» a-t-il insisté en s'interrogeant «pourquoi veut-on clore le débat sur l'exploitation du gaz de schiste, avant même son ouverture?» «Pourquoi toute cette opacité sur le sujet?» Selon l'intervenant, il est aujourd'hui nécessaire de se mobiliser pour dire stop au gaz de schiste».

Pour Kacem Moussa, l'exploitation du gaz de schiste est un véritable désastre pour l'environnement. Il présente ses arguments : une utilisation importante d'eau 95 % d'injection faits d'eau, «c'est une moyenne de 20.000 m³ d'eau pour un seul forage» a-t-il dit. Des risques de pollution des nappes phréatiques, avec des décontaminations quasi impossibles, une fois le mal est fait. Et le comble, précise le géologue «le risque de l'instabilité des sous-sols». Le conférencier a indiqué que de nombreux sites d'exploitation de gaz de schiste connaissent aujourd'hui des séismes fréquents de magnitudes 4,5 et 5.

Yacine Teguia, membre du Conseil national du MDS est intervenu pour souligner que l'exploitation du gaz de schiste est économiquement et du point de vue environnemental, très coûteuse si on la compare au bénéfice. «J'ai du mal à comprendre pourquoi on investit 60 milliards de dollars pour gagner 80 milliards de dollars, une différence de 20 milliards de dollars dont une partie doit être consacrée à la réparation des dégâts environnementaux ?» s'est-il interrogé. «Pourquoi on choisit maintenant l'exploitation du gaz de schiste alors que les richesses minières et énergétiques sont sous-exploitées, voire méconnues en l'absence d'exploration et de prospection dans notre pays ?», a-t-il ajouté.

Les intervenants étaient tous unanimes : ils veulent comprendre pourquoi le gouvernement algérien veut aller vite vers l'exploitation du gaz de schiste ? «S'il y a des pressions internationales ou des intérêts géostratégiques, qu'ils s'assument et disent clairement au peuple de quoi s'agit-il», dira Yacine Teguia, en soulignant que «l'exploitation du gaz de schiste n'est même pas un vecteur capable de créer de l'emploi, contrairement aux énergies renouvelables». Les intervenants ont émis l'idée d'écrire aux ministres concernés par cette question, au gouvernement et à la Présidence pour marquer une halte et ouvrir un débat national sur le sujet. Le représentant du CNLC s'est dit pour une action contre l'utilisation du gaz de schiste. Il s'est dit pour une manifestation citoyenne. «Des jeunes porteront des tee-shirts sur lesquels sera écrit «non au gaz du schiste», des jeunes qui sillonneront les grandes villes du pays et expliqueront aux citoyens ce qu'est le gaz de schiste et quelles seront ses conséquences», a-t-il conclu.
                                                         Par M. Aziza 


Une enquête du New York Times a aussi révélé les risques accrus de radioactivité et de cancers.

 

La gigantesque enquête sur les gaz de schiste publiée par le New York Times est une nouvelle bombe lancée sur cette technique d’extraction contre laquelle la mobilisation grandit en France. Non seulement les preuves d’effets sur la santé se multiplient, mais l’enquête révèle que l’eau rejetée par les puits est radioactive.

 

Le quotidien américain a consacré de gros moyens au déchiffrage des quelque 30 000 pages de documents confidentiels provenant de l’agence américaine de protection de l’environnement, l’EPA, et de différentes sources internes à l’industrie, qu’il s’est procurés. Une méthode « à la manière de WikiLeaks », mais avec le professionnalisme des équipes du journal, qui ont ajouté aux données brutes :

  • une infographie interactive : une carte recense la radioactivité présente dans 149 des quelque 200 puits installés dans l’Etat de Pennsylvanie et recense 42 puits dont l’eau rejetée dépasse la norme autorisée pour l’eau potable en radium, 4 dans le cas de l’uranium, 41 dans celui du benzène, 128 les dépassent pour le « gross alpha » (des radiations causées par les émissions d’uranium et de radium) ;
  • un reportage vidéo où l’on voit des habitants des montagnes rocheuses (Colorado) obligés de déménager parce que les gaz de schiste les ont « empoisonnés ». Nausées, diarrhées, saignements de nez... ils se disent contaminés par les fuites provenant des extractions autour de chez eux ;
  • et un fichier excel d’analyse de plus de 200 échantillons pris dans les puits : les taux de radium et d’uranium sont mentionnés ainsi que le cancérigène benzène.

 

La fracturation hydraulique, la technique des mini-séismes

 

Pour bien comprendre comment l’extraction peut se répercuter sur la santé, il faut avoir en tête tout le processus bien particulier de la fracturation hydraulique, la méthode non conventionnelle qui permet d’aller chercher dans des poches géologiques très profondes le gaz naturel.

Comme l’explique l’infographie, les derricks temporairement installés en surface creusent un puits à plusieurs milliers de mètres sous terre, un puits vertical puis horizontal (en forme de L) à l’endroit où le gaz est présent.

Parfois, le forage traverse des nappes phréatiques. Du ciment sert à étanchéifier le puits, mais il se peut qu’il soit poreux et que les produits chimiques injectés pour faire exploser la roche contaminent les nappes d’eau souterraines (celles qui servent à l’eau potable).

La technique de la fracturation hydraulique provoque une explosion de la roche perméable grâce à l’injection à très haute pression de millions de litres d’eau chargée en produits chimiques, une méthode qui s’assimile à la création d’un mini-tremblement de terre.

Cette eau contenant 500 à 2 000 produits, dont une partie sont des cancérigènes connus, tels le benzène (mais d’autres seraient pires encore) est injectée en profondeur pour maintenir le puits ouvert et permettre l’extraction. Puis une bonne partie (peut-être la moitié) des eaux usées remonte à la surface, l’autre restant sous terre au risque de contaminer les nappes.

L’eau remontée contient parfois des substances radioactives à des taux qui dépassent plus de mille fois les seuils autorisés pour l’eau potable. Elle n’est certes pas bue, mais décante dans des bassins de rétention, susceptibles de fuir, par exemple lors de grosses averses.

Le New York Times a beau avoir enquêté pendant des mois, interviewant toutes les sources qui voulaient bien s’exprimer (riverains, industrie, agence de l’environnement, centres de recherche), il reste prudent sur les conclusions à tirer : il ne dit pas qu’il faut cesser immédiatement d’extraire cette énergie qui crée des emplois et promet au pays une plus grande indépendance énergétique, mais dénonce la complaisance des autorités avec l’industrie.

 

Les répercussions sur la santé

 

Comme l’avait montré le documentaire « Gasland », la fracturation hydraulique a rendu l’eau imbuvable dans nombre d’endroits des Etats-Unis. Parfois même, l’eau est tellement chargée de gaz quand elle sort du robinet, qu’elle brûle au contact d’une allumette.

Le quotidien insiste sur le fait que les 493 000 puits en exploitation aux Etats-Unis génèrent des quantités faramineuses d’eaux usées (jusqu’à 4 millions de litres par puits). Ces eaux très chargées en sels corrosifs et en produits cancérigènes et parfois radioactifs (certains naturellement présents dans le sol et remontés avec l’eau comme le radium) décantent dans des stations d’épuration avant de rejoindre les rivières puis les robinets des gens.

 L’industrie avoue dans des documents internes ne pas savoir totalement éliminer la radioactivité de ces eaux usées. Problème : les stations de potabilisation situées en aval des bassins de décantation ne testent pas toujours la radioactivité. Par exemple en Pennsylvanie, aucun prélèvement n’a été fait depuis 2006.

L’agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) se dit préoccupée par les gaz de schiste, d’autant qu’un certain nombre d’installations « sont probablement hors la loi » en ce qui concerne les normes de pollution.

 Si aucun cancer lié au gaz de schiste n’est encore avéré, des constats inquiétants sont relevés. Ainsi, au Texas (93 000 puits de gaz de schiste), un hôpital a recensé 25% d’enfants asthmatiques dans la population des six contés voisins, contre une moyenne de 7% dans l’état.

 Les Etats-Unis commenceraient-ils à douter de la fiabilité de cette technique d’extraction qui fait si peur à la France ? « On brûle les meubles pour chauffer la maison », constate John H. Quigley, qui était jusqu’il y a peu secrétaire du département de Conservation des ressources naturelles. Entre le charbon sale et la dangereuse fracturation hydraulique, il semble que ce soit la peste ou le choléra.


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Commentaires (1)

Nour eddine ( webmestre Nostalgie )  -  Sur : CATASTROPHE ANNONCEE
  • 1. Nour eddine ( webmestre Nostalgie ) - Sur : CATASTROPHE ANNONCEE | samedi, 17 Novembre 2012

Hier tard dans la soirée revenant d'un mariage d'un proche " moi et trois autres cousins avions failli être écrasés par un dégénéré à bord d'un véhicule flambant tout neuf et roulant à toute vitesse fonçant tout droit vers nous et d'une façon délibérée , bien sur vous devinez surement l'origine de ce véhicule et comment il a été acquis
Des cas similaires sont monnaie courante
Il faut à tout prix mettre fin à ce massacre qui n'a que trop duré.
Basta - Stop - Barakat

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